FAQ

Le Photovoltaïque : Comment ça marche ?

Le Photovoltaïque : Comment ça marche ?

Le solaire photovoltaïque permet de produire de l’électricité. La conversion directe de l’énergie solaire en électricité se fait par l’intermédiaire d’un matériau semi-conducteur comme le silicium. Elle ne nécessite ni pièce en mouvement, ni carburant et n’engendre aucun bruit.

Le silicium est actuellement le matériau le plus utilisé pour fabriquer les cellules photovoltaïques. On l’obtient par réduction à partir de silice, composé le plus abondant dans la croûte terrestre et notamment dans le sable ou le quartz. Le silicium est produit sous forme de barres nommées lingots. Ces lingots sont ensuite sciés en fines plaques appelées wafers.

Qu’est-ce qu’un watt-crête (Wc) ?

Qu’est-ce qu’un watt-crête (Wc) ?

La puissance d’une installation photovoltaïque s’exprime en Watts crêtes’, Wc : c’est la puissance délivrée par les panneaux sous des conditions standardisées, adoptées par tous les fabricants afin de pouvoir comparer les panneaux entre eux. Les conditions de mesure de la puissance crête (conditions STC) sont :

  • Irradiation de 1000W/m²
  • Température de 25°C
  • Air mass 1,5 (composition spectrale de la lumière solaire après traversée d’une épaisseur de 1.5 atmosphère)

D’autres conditions de test existent (par exemple NOCT) afin de pouvoir caractériser le comportement d’un module sous différentes conditions.

La puissance crête est une donnée intrinsèque d’un module ou d’une centrale photovoltaïque.

Peut-on dépasser la puissance crête d’un panneau, d’une installation photovoltaïque ?

Peut-on dépasser la puissance crête d’un panneau, d’une installation photovoltaïque ?

Oui ! La puissance crête a pour objet de caractériser la puissance d’un générateur photovoltaïque sous certaines conditions standardisées. Si des conditions plus « énergétiques » se présentent la puissance de sortie pourra excéder la puissance crête donnée. Par exemple, si l’irradiation dépasse 1000W/m² et surtout si la température est basse, on peut observer une puissance dépassant la Pc.

Le cas extrême serait celui d’un module déployé dans l’espace où les conditions de froid et d’absence d’atmosphère permettent aux générateurs PV d’être particulièrement performants.

Hors la puissance crête, quelles sont les autres grandeurs caractérisant un panneau photovoltaïque ?

Hors la puissance crête, quelles sont les autres grandeurs caractérisant un panneau photovoltaïque ?

Il y en a beaucoup ! On peut citer par exemple :

  • La densité de puissance : puissance crête du panneau divisée par sa surface. Les valeurs typiques en 2016 se situent entre 170 et 180W/m²
  • Le coefficient de température qui caractérise la dégradation de la puissance fournie avec l’augmentation de la température des cellules. Les valeurs s’échelonnent entre -0.35%/K et -0.45%/K pour les moins bonnes valeurs.

Peut-on utiliser sa propre électricité ?

Peut-on utiliser sa propre électricité ?

Oui bien sûr ! Contrairement à une idée répandue, il est parfaitement légal d’utiliser directement une électricité produite localement au moyen de panneaux photovoltaïques, même si l’on bénéficie par ailleurs d’un raccordement au réseau public de distribution d’électricité.

Cette approche est désignée sous le terme générique d’Autoconsommation / Autoproduction et représente l’origine des grands bouleversements à venir dans le domaine de la production, de la distribution et de la consommation énergétiques.

L’autoconsommation d’énergie photovoltaïque représente d’ores et déjà un moyen puissant d’efficacité économique et de sobriété énergétique :

  • Efficacité économique : avec un coût du kWh produit se situant entre 4 et 8 c€/kWh, le photovoltaïque représente déjà, en 2016, le moyen de fourniture d’électricité le moins cher, comparativement à n’importe quel autre mode de production. En outre, dans une situation d’autoconsommation, le producteur s’affranchit de toutes les taxes et abonnement appliqués au transport, à la vente et à l’accès à l’électricité.
  • Efficacité énergétique : l’électricité produite localement n’est pas, par définition, transportée avec les pertes que cela engendre (environ 20% en moyenne). En outre, l’autoproduction d’électricité a pour effet vertueux de sensibiliser l’utilisateur à ses consommations et modes de consommations électriques résultant en des conduites d’optimisation des ressources solaires.

 

En quoi le photovoltaïque est-il particulièrement adapté à l’autoconsommation et l’autoproduction énergétiques ?

En quoi le photovoltaïque est-il particulièrement adapté à l’autoconsommation et l’autoproduction énergétiques ?

Dans les perspectives de fort développement de l’autoconsommation électrique, le photovoltaïque présente au moins 3 avantages décisifs :

  • Une modularité extrême : une installation photovoltaïque peut couvrir une gamme de puissance de 200Wc à plusieurs centaines de MWc en conservant essentiellement la même architecture et les mêmes composants. Toutes les considérations sur l’autoconsommation et l’autoproduction d’électricité restent donc valables que l’on parle d’habitat individuel ou bien de très grands ensembles (hôpitaux, centres commerciaux, centres logistiques…).
  • Une grande rapidité de déploiement : comparativement aux autres moyens de production d’électricité, le photovoltaïque est le procédé permettant de mettre en œuvre le plus de puissance par unité de temps.
  • Un coût du kWh produit très faible associé à un excellent bilan carbone.

C’est en fait le photovoltaïque qui contribue au développement de l’autoconsommation et autoproduction énergétiques et non l’inverse.

Si le photovoltaïque c’est si formidable, pourquoi n’en voit-on pas partout?

Si le photovoltaïque c’est si formidable, pourquoi n’en voit-on pas partout?

Parce-que, malgré une progression exponentielle de la puissance installée depuis le milieu des années 2000, « on partait de zéro ». Jusqu’en 2020, ce sera entre 50 et 100GWc de puissance photovoltaïque supplémentaire qui sera installée chaque année. On considère qu’à cet horizon, 50% de toute nouvelle puissance de production électrique installée dans le monde le sera sous la forme d’une centrale photovoltaïque.

D’autres scenarios envisagent même une croissance plus violente encore que le rythme exponentiel actuellement observé : c’est l’hypothèse de la « singularité solaire », celle d’un développement auquel aucun frein n’est opposé. En effet, le coût du kWh PV a énormément baissé pour être actuellement le moins cher comparativement aux autres sources de production et continue dans cette direction. Cela implique que la production d’électricité au moyen de centrales photovoltaïques tend à être désormais systématiquement et prioritairement considérée tant par les consommateurs que les producteurs i.e. à chaque extrémité de la chaîne.

Dans un avenir très proche, la présence de modules photovoltaïques dans notre environnement sera devenue banale et familière.

Le photovoltaïque : au sol ou en toitures ?

Le photovoltaïque : au sol ou en toitures ?

En toitures ! tout au moins prioritairement et dans un premier temps. Installer des centrales photovoltaïques en toitures, c’est tirer parti des avantages de cette technologie : modularité et autoconsommation. L’installation en toiture permet la valorisation de surfaces inertes tout en rapprochant lieux de production et lieux de consommation. Cela diminue les pertes liées au transport et aux transformations de l’électricité et favorise les comportements de consommation vertueux où chacun essaie de synchroniser au mieux ses besoins avec la ressource disponible.

Il a par exemple été montré aux USA que la mise à profit de toutes les toitures exploitables pourrait satisfaire 50% des besoins électriques du pays.

La construction de grandes centrales photovoltaïques au sol reste pertinente en termes d’optimisation des coûts de construction et d’exploitation. Elle présente cependant les inconvénients d’une production centralisée et distante des points de consommation associée à une neutralisation de surface foncière parfois importante.

Le photovoltaïque reste une énergie intermittente et ne pourra donc jamais satisfaire la totalité des besoins énergétiques.

Le photovoltaïque reste une énergie intermittente et ne pourra donc jamais satisfaire la totalité des besoins énergétiques.

Faux ! Il est évidemment juste de rappeler que l’électricité produite grâce au Soleil est intermittente mais ce « péché originel » s’avère de plus en plus surmontable et de moins en moins problématique.

  • Tout d’abord, intermittent ne veut pas dire imprévisible. Des outils de plus en plus précis sont capables de prévoir et d’anticiper la puissance photovoltaïque disponible pour le réseau. Cela permet à tous les acteurs de s’adapter au mieux : consommateurs, producteurs et gestionnaires du transport. En outre, plus la pénétration du photovoltaïque sera importante plus son comportement et sa capacité à satisfaire les besoins pourront être anticipés avec précision.
  • La synchronisation des besoins et de la production permet de tirer le meilleur parti de la ressource solaire en mettant en phase les charges qui peuvent être décalées dans le temps avec les périodes de production.
  • A une échelle plus large, l’amélioration des liaisons électriques dans le sens est-ouest permettra de lisser la production solaire sur le nycthémère.
  • Les besoins de stockage électrique se révèlent dans ces conditions bien moins importants qu’on pourrait le penser même si des solutions performantes existent à présent.

Où en est-on du stockage de l’électricité ?

Où en est-on du stockage de l’électricité ?

Même si l’énergie photovoltaïque peut satisfaire une grande partie des besoins de la population  et de l’économie au travers de l’autoconsommation directe « au fil du Soleil », le stockage de l’électricité permettra de franchir l’ultime étape que représente une fourniture d’énergie reposant exclusivement sur les énergies renouvelables.

Les axes de développement sont nombreux, reposant sur le stockage chimique, mécanique ou en encore par gravité et s’adressant soit aux consommateurs finaux soit aux réseaux de transport et de distribution d’électricité. Parmi nos préférés, on trouvera ARES (http://www.aresnorthamerica.com/) qui met à profit d’anciennes voies ferrées.

Au niveau résidentiel et tertiaire, le stockage chimique par batteries au lithium a fait d’énormes progrès en termes de capacité et de coûts. On peut désormais tabler sur un coût de 400€/kWh de stockage ; une habitation bien équipée pour sa production et sa gestion d’électricité requiert entre 5 et 15kWh de capacité de stockage pour être totalement autonome. En outre, ce stockage pourra en grande partie être pourvu par la voiture électrique dont la batterie sera mise à profit afin de répondre aux besoins de la maison.

Quelles sont les conditions pour un rendement optimal ?

Quelles sont les conditions pour un rendement optimal ?

Idéalement, votre toiture est orientée plein sud avec une pente de 30°.
Cependant, avec les pentes de toit couramment rencontrées en Auvergne, des orientations jusqu’à +- 60° par rapport au sud, l’installation de panneaux solaires photovoltaïques est possible avec une perte de rendement minime. Le schéma suivant indique le rendement en pourcentage selon l’orientation et l’inclinaison de la toiture.

Quelles sont les conditions pour un rendement optimal ?
Différentes orientations

Il faut également prendre en considération les ombrages (arbre, bâtiment adjacent, cheminées, etc) pouvant projeter une ombre sur l’installation qui pourrait pénaliser son rendement global. Une étude d’ensoleillement gratuite et sans engagement est obligatoire afin de savoir si le projet est rentable ou non. Pour cela vous pouvez nous contacter au 04 73 62 61 82.

Combien de temps faut-il pour réaliser une installation ?

Combien de temps faut-il pour réaliser une installation ?

La durée d’un chantier est déterminée par sa taille et la complexité de l’installation. Il faut compter 3 ou 4 jours pour l’installation physique d’une centrale photovoltaïque chez un particulier (entre 3 et 9kwc). Pour les installations supérieures à 9 kWc, il est nécessaire de voir le chantier afin de tenir compte de l’ensemble des caractéristiques (hauteur, pente, état de la toiture, distance de câble,…).

Pour information, une centrale de 100kWc, lorsque le chantier est simple, se réalise en une huitaine de jours (couverture et électricité).

Comment EDF Agence Obligation d’Achat vous paye l’électricité produite ?

Comment EDF Agence Obligation d’Achat vous paye l’électricité produite ?

Votre facturation intervient chaque année pour les installation de moins de 36 kWc et 2 fois par an pour les installations de plus de 100 kWc. A la date anniversaire de votre contrat (date de mise en service), vous adressez à EDF-AOA une facture basée sur le relevé de votre productions (vous relevez vos index sur votre compteur, comme pour une relevé de votre consommation). Après contrôle EDF procède alors au règlement dans le mois qui suit l’envoi de la facture.

Et si je souhaite vendre ma maison ?

Et si je souhaite vendre ma maison ?

Si vous vendez votre maison, vous devez céder votre contrat au nouveau propriétaire. Une installation photovoltaïque est donc également un moyen de valoriser votre habitation.

Comment raccorde-t-on un système photovoltaïque ?

Comment raccorde-t-on un système photovoltaïque ?

On distingue deux types de raccordement:

– Les systèmes photovoltaïques raccordés au réseau qui permettent à chaque citoyen déjà raccordé au réseau électrique de devenir producteur et de revendre tout ou partie de l’électricité produite.

– Les systèmes photovoltaïques en sites isolés qui permettent d’électrifier et d’alimenter tous les appareils électriques des habitations éloignées du réseau de distribution d’électricité, pour lesquelles une extension du réseau serait très coûteuse.

Les panneaux photovoltaïques sont-ils fragiles ?

 Les panneaux photovoltaïques sont-ils fragiles ?

Généralement, la grêle représente un risque infime. Les panneaux de nos fournisseurs sont testés contre la grêle. Les cellules photovoltaïques sont insérées entre deux feuilles de verre blindé. Des tests respectant la norme IEC sont effectués, utilisant des billes dont le diamètre varie de 12,5 à 35 mm; leur vitesse d’impact atteint 140km/h.

Quelles sont les caractéristiques d’un bon panneaux photovoltaïque ?

Quelles sont les caractéristiques d’un bon panneaux photovoltaïque ?

Deux caractéristiques essentielles traduisent la qualité d’un panneau photovoltaïque :

LA GARANTIE DU PRODUIT

Pour la plupart des panneaux, celle-ci est de 10 ans. Les fabricants les mieux placés proposent des garanties jusqu’à 25 ans voir 30 ans. On ne doit pas confondre cette garantie avec la garantie en rendement (autour de 85% du rendement initial à 25 ans) qui est à peu près la même pour tous les constructeurs.

LA TOLERANCE EN PUISSANCE

Cette donnée est capitale. Plus cette tolérance est restreinte, meilleur est le panneau. A puissance égale, une installation photovoltaïque réalisée avec des modules ayant une tolérance de +/- 3% a de fortes chances d’être plus performante qu’une installation réalisée avec des modules à +/- 10% de tolérance.

Quel entretien est exigé pour mon installation ?

Quel entretien est exigé pour mon installation ?

Une installation photovoltaïque est un système inerte, sans pièce en mouvement. L’entretien est quasi nul. Il n’est pas nécessaire de nettoyer les panneaux, la pluie et la pente du toit suffisent.
Il faut vérifier ponctuellement que la puissance délivrée par les panneaux est bien celle prévue initialement.

Faut-il prendre une assurance ?

Faut-il prendre une assurance ?

Il est obligatoire de souscrire une assurance responsabilité civile pour les dommages que pourraient causer les panneaux photovoltaïques à un tiers. Il faut également inclure son installation photovoltaïque dans son contrat d’assurance habitation.
Dans les deux cas, le surcoût est très faible, voir nul en fonction des assureurs.

Tarif d’achat

Tarif d’achat

Le tarif d’achat éligible pour les kilos watt heure produits est déterminé par la puissance installée sur votre toiture. Il existe donc 4 tarifs d’achat :

  • Installation de 0 à 3kwc
  • Installation de 3 à 9kwc
  • Installation de 9 à 36kwc
  • Installation de 36 à 100kwc

Ces tarifs sont réévalués chaque trimestre.

Si vous souhaitez réaliser une simulation de revenu pour un projet éventuel, vous pouvez le faire sur notre site en cliquant ici

Je n’achète pas mon électricité à EDF. Puis-je malgré cela leur revendre l’électricité générée par ma centrale ?

Je n’achète pas mon électricité à EDF. Puis-je malgré cela leur revendre l’électricité générée par ma centrale ?

Oui. Votre installation photovoltaïque est totalement indépendante de votre installation électrique existante. Par conséquent, lorsque vous revendez la totalité de l’électricité produite, il n’y a pas de problème à être client chez un autre fournisseur qu’EDF. De la même manière, les personnes sous abonnement Tempo, EJP ne perdent pas le bénéfice de ces options lorsqu’elles installent des panneaux photovoltaïques.

Le photovoltaïque est-il VRAIMENT écologique ?

Le photovoltaïque est-il VRAIMENT écologique ?

Avec le photovoltaïque vous économisez en moyenne 3,8 tonnes de CO2 sur 20 ans pour une installation de 3000 Wc.
1 tonne équivalent carbone c’est environ:
– 1 an de chauffage au gaz pour un 3 pièces à Paris
– ou 1 aller-retour Paris – New York en avion
– ou 1,8 tonnes de papier
– ou 14 000 km de Twingo en ville
– ou 8 500 km de 4×4 en ville

La production des cellules photovoltaïques nécessite de l’énergie, et on estime qu’un module photovoltaïque doit fonctionner environ deux à trois ans suivant sa technique de fabrication pour produire l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication (retour énergétique du module).

Répartition de la production d’électricité en FRANCE

– Puissance raccordée : 511 MW au 30/06/2010 (+ 69 % par rapport au 31/12/2009) pour 82 626 installations
– 209 MW nouveaux raccordés au cours du 1er semestre 2010 (+ 182 % par rapport au 1er semestre 2009)
source Ministère de l’Ecologie

Structure de la production totale brute d’électricité en France en 2009 (Source : SOeS, bilan de l’énergie 2009):
– Nucléaire : 75,6%
– Thermique classique (charbon, pétrole, biogaz…): 11,4%
– Hydraulique: 11,5%
– Eolien: 1,44%
– Photovoltaïque: 0,03%