Sur votre facture d’électricité, l’autoconsommation et l’autoproduction d’électricité diminuent tous les postes proportionnels à l’énergie, c’est-à-dire aux kWh consommés. Les abonnements et les frais et taxes proportionnels à la puissance souscrite ne seront pas impactés.

Cela signifie que, même en satisfaisant 100% de vos besoins via une centrale d’autoproduction, votre facture ne sera pas égale à 0; elle sera toutefois fortement réduite puisque les principales taxes comme la TICFE portent sur la part énergie de la facture.

Ceci n’est plus vrai dans le cas d’une autoconsommation collective puisque la facture n’est alors réduite que sur la part énergie.

L’exemple suivant illustre la différence d’impact entre autoproduction directe et autoproduction via une autoconsommation collective:

Un magasin consomme pour ses besoins du mois 2 469kWh dont 1 093 en autoproduction. Le coût du kWh réseau est de 4.807c€, la facture totale HTVA est de 414€.

En autoconsommation directe, la baisse de sa facture HTVA sera de 105€ soit une baisse de 25%

En autoconsommation collective, la baisse de sa facture HTVA sera de 52€ soit une baisse de 13%.

Conclusion: seule l’autoconsommation directe permet d’agir sur le poids des taxes et péages d’une facture d’électricité en France.

La plupart des contrats de fourniture d’électricité fixent les périodes “heures pleines” en journée soit aux heures de production solaire. L’énergie compensée via l’autoproduction photovoltaïque sera donc principalement celle qui aurait été achetée au prix le plus élevé, générant ainsi une économie plus importante.

L’autoproduction photovoltaïque entraine un rééquilibrage du soutirage vers les heures creuses: vous achetez moins d’énergie et ce que vous continuez à acheter, vous le payez moins cher.

Compte tenu des frais fixes (abonnement et taxes sur la puissance souscrite) même avec une autoproduction de 100% la facture d’électricité d’une maison, d’un magasin ou d’une usine équipée d’une centrale d’autoproduction photovoltaïque ne sera pas ramenée à 0€.

Toutefois, une installation d’autoproduction photovoltaïque peut générer du surplus d’énergie qui pourra éventuellement être revendu sur le réseau électrique. Si vous souscrivez un contrat de fourniture d’énergie auprès d’un fournisseur capable dans le même temps d’acheter le surplus d’énergie produit, celui-ci pourra alors procéder à une compensation qui, selon les mois et selon votre consommation, conduira à une facture nulle voire négative.

Plusieurs de nos partenaires proposent de tels contrats, contactez-nous pour en savoir plus.

On estime que chaque année en France 700 milliards de kilomètres sont parcourus en voiture (source Planetoscope).
En moyenne, une voiture électrique consomme entre 15 et 25kWh d’énergie pour parcourir 100km. L’énergie annuelle totale nécessaire pour alimenter le parc automobile français est donc voisine de 140 milliards de kWh.
En prenant un productible photovoltaïque moyen de 1000kWh/kWc, cela représente une puissance installée de 140GWc soit 15 fois la puissance crête totale installée en France fin 2018.
Selon le recensement des surfaces de toitures exploitables par l’ADEME, cela représenterait en fait moins de 40% des surfaces éligibles. Surtout, en autorisant enfin le vehicle to grid, l’alimentation rétrograde des bâtiments par les voitures électriques, cela contribuerait à décarboner et dénucléariser tous les autres usages et besoins en électricité, en mettant à profit la formidable capacité de stockage que représentera le parc automobile électrique.

Si l’on suppose une consommation du site constante, cela n’est possible qu’à la condition d’installer une capacité de stockage et / ou de déplacer des charges de consommation aux périodes de production solaire.

En toitures ! tout au moins prioritairement et dans un premier temps. Installer des centrales photovoltaïques en toitures, c’est tirer parti des avantages de cette technologie : modularité et autoconsommation. L’installation en toiture permet la valorisation de surfaces inertes tout en rapprochant lieux de production et lieux de consommation. Cela diminue les pertes liées au transport et aux transformations de l’électricité et favorise les comportements de consommation vertueux où chacun essaie de synchroniser au mieux ses besoins avec la ressource disponible.

Il a par exemple été montré aux USA que la mise à profit de toutes les toitures exploitables pourrait satisfaire 50% des besoins électriques du pays.

La construction de grandes centrales photovoltaïques au sol reste pertinente en termes d’optimisation des coûts de construction et d’exploitation. Elle présente cependant les inconvénients d’une production centralisée et distante des points de consommation associée à une neutralisation de surface foncière parfois importante.

Dans les perspectives de fort développement de l’autoconsommation électrique, le photovoltaïque présente au moins 3 avantages décisifs :

-Une modularité extrême (‘Scalabilité’) : une installation photovoltaïque peut couvrir une gamme de puissance de 200Wc à plusieurs centaines de MWc en conservant essentiellement la même architecture et les mêmes composants. Toutes les considérations sur l’autoconsommation et l’autoproduction d’électricité restent donc valables que l’on parle d’habitat individuel ou bien de très grands ensembles (hôpitaux, centres commerciaux, centres logistiques…).
-Une grande rapidité de déploiement : comparativement aux autres moyens de production d’électricité, le photovoltaïque est le procédé permettant de mettre en œuvre le plus de puissance par unité de temps.
-Un coût du kWh produit très faible associé à un excellent bilan carbone.

Oui ! La puissance crête a pour objet de caractériser la puissance d’un générateur photovoltaïque sous certaines conditions standardisées. Si des conditions plus « énergétiques » se présentent la puissance de sortie pourra excéder la puissance crête donnée. Par exemple, si l’irradiation dépasse 1000W/m² et surtout si la température est basse, on peut observer une puissance dépassant la Pc.

Le cas extrême serait celui d’un module déployé dans l’espace où les conditions de froid et d’absence d’atmosphère permettent aux générateurs PV d’être particulièrement performants.

La puissance d’une installation photovoltaïque s’exprime en ‘Watts crêtes’, Wc : c’est la puissance délivrée par les panneaux sous des conditions standardisées, adoptées par tous les fabricants afin de pouvoir comparer les panneaux entre eux. Les conditions de mesure de la puissance crête (conditions STC) sont :

Irradiation de 1000W/m²
Température de 25°C
Air mass 1,5 (composition spectrale de la lumière solaire après traversée d’une épaisseur de 1.5 atmosphère)

D’autres conditions de test existent (par exemple NOCT) afin de pouvoir caractériser le comportement d’un module sous différentes conditions.

La puissance crête est une donnée intrinsèque d’un module ou d’une centrale photovoltaïque.

Bien que la possibilité d’alimenter un site professionnel ou résidentiel avec un véhicule électrique permettrait d’améliorer considérablement l’autonomie et la sobriété énergétiques des bâtiments, le “vehicle to grid” est interdit en France.

Le coût de revient d’un kWh d’énergie photovoltaïque s’évalue en divisant le prix de la centrale ainsi que ses frais de maintenance et d’entretien annuels par l’énergie totale produite sur la durée envisagée et est désigné par le terme LCOE (Levelized Cost Of Energy). Selon les régions et la période envisagée (20 à 35 ans), le LCOE photovoltaïque se situe entre 10 et 60€/MWh (soit de 1.0 à 6.0 centimes d’euro par kWh).

Etre autonome à 100% est possible grâce à l’électricité photovoltaïque si l’on songe par exemple aux sites non connectés au réseau électrique qui, par définition, sont en autarcie énergétique.
Un niveau d’autoproduction (AP) de 100% est néanmoins difficile à atteindre dans une configuration classique d’usages et de besoins électriques. Sans l’apport de stockage, des niveaux de 20 à 50% d’AP peuvent être facilement atteints; un système de stockage est nécessaire pour atteindre des niveaux de 70 à 80% et des solutions supplémentaires devront alors être déployées pour tendre vers une autonomie totale. Celles-ci reposent notamment sur l’autoconsommation collective et le vehicle to grid, pour l’heure interdit en France.

Lorsqu’ils désignent une quantité d’énergie, autoproduction et autoconsommation représentent en fait la même chose: un nombre de kWh produits et consommés localement.

C’est lorsque l’on parle de taux ou de pourcentage d’autoproduction/autoconsommation que ces valeurs représentent des paramètres différents; ces derniers sont des grandeurs très importantes d’une centrale photovoltaïque en autoconsommation.

Le taux d’autoconsommation (%AC) désigne le rapport entre l’énergie (auto)produite utilisée localement et l’énergie totale (auto)produite.
Le taux d’autoproduction (%AP) désigne le rapport entre l’énergie (auto)produite localement et les besoins du site.

Par exemple, un site sur une journée consomme 200kWh, et produit grâce à sa centrale PV 300kWh dont 150 seront utilisés localement. On a alors %AC = 150/300 = 50% et %AP = 150/200 = 75%.

Plus une installation photovoltaïque sera puissante plus son taux d’AC sera faible et son taux d’AP élevé et réciproquement pour une installation de faible puissance. Lorsque la seule variable est la puissance de l’installation, %AP et %AC varient en sens inverse.

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